Les jeudis, en alternance avec Le Cahier des Poésies d’Asphodèle,  lisez ici un poème. Exceptionnellement, le jeudi de cette semaine s’est mué en vendredi…

Nul n’a besoin de connaître et/ou d’aimer la poésie pour participer à ce jeu. Mais n’est-ce pas là l’occasion de la découvrir et de rencontrer ses auteurs ?

Je cache un mot. Je propose une citation qui éclaire le sens de ce mot. Que suggérez-vous ?

Aujourd’hui, je vous offre un poème de :

Aimé Césaire
extrait de "Et les chiens se taisaient"
a2-210-nicod-laurent
© Laurent NICOD 2013, pour le concours photos « Regards sur la forêt ».
Demain
Je suppose que le monde soit une forêt. Bon !
Il y a des baobabs, du chêne vif, des sapins noirs, du noyer blanc ;
je veux qu’ils poussent tous, bien fermes et drus, différents de bois, de port, de couleur,
mais pareillement pleins de [***] et sans que l’un empiète
sur l’autre,
différents à leur base
mais oh !
que leurs têtes se rejoignent oui très haut dans l’éther
égal à ne former pour tous
qu’un seul toit
je dis l’unique toit tutélaire !

Deplacement du premier ministre aux Antilles, visite de la MartiniqueAimé Césaire, Et les chiens se taisaient,
© Présence africaine, 1946

La citation :

Ce que vous appelez anarchie, c’est simplement la vitalité intellectuelle d’une nation (Roger Martin du Gard)

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