René Char, Les Matinaux

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©Marc Chagall, Au-dessus de la ville,1924
La chambre dans l’espace
Tel le chant du ramier quand l’averse est prochaine – L’air se poudre de pluie, de soleil revenant –, je m’éveille lavé, je fonds en m’élevant ; je vendange le ciel novice.
Allongé contre toi, je meus ta liberté. Je suis un bloc de terre qui réclame sa fleur.
Est-il gorge menuisée plus radieuse que la tienne ? Demander c’est mourir !
L’aile de ton soupir met un duvet aux feuilles. Le trait de mon amour ferme ton fruit, le boit.
Je suis dans la grâce de ton visage que mes ténèbres couvrent de joie.
Comme il est beau ton cri qui me donne ton silence !

Les Matinaux, 1950
La Parole en archipel
, © La Pléiade

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René Char

Un clin d’œil amical au grand maître de l’agenda ironique de ce mois de janvier

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6 réflexions sur “René Char, Les Matinaux

  1. J’attendais le soir pour lire ton poème dominical, je savais qu’il m’apaiserait…et il a fait bien plus que ça ! Ton clin d’oeil « spatio-temporel » au Dodo m’envole vers mon oreiller et je vais rêver de ces mots et de ce couple inatteignable que Chagall peint et repeint dans chaque tableau. Merci ma Tine♥ et gros bisous♥

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