Jean-Marie Barnaud, le mot manquant

Les jeudis, en alternance avec Le Cahier des Poésies d’Asphodèle,  lisez ici un poème.

Nul n’a besoin de connaître et/ou d’aimer la poésie pour participer à ce jeu. Mais n’est-ce pas là l’occasion de la découvrir et de rencontrer ses auteurs ?

Aujourd’hui, je vous propose un poème de :

Jean-Marie Barnaud

Aux joyeux harponneurs

Tout rouge des brumes
de demain
le soleil colporteur
pose derrière les toits et la courbe
du fleuve noir
son sac
et la moisson du jour en charpie

De ce côté-ci des fenêtres
dociles sous les volets roulants
on voit les mains se tendre
ces […}
vers la nuit des écrans
et la mort à mâcher la mort
aux mille visages

Qui parmi nous jouant des coudes
et dansant et riant
criant son déni aux adieux
à la mort consentie
harponnera ce sac
ses mensonges sa bêtise froide
ses tendresses ses douceurs sans armes
et le tiendra depuis l’ombre
tendu vers la lumière
dont chaque matin recoud les lambeaux

Jean-Marie Barnaud, 2004

Une citation de Maupassant, Contes et Nouvelles 1884, pour vous mettre sur le sens :

"Cabriolant au bruit d'un piano geignard, 
faux et vibrant comme un chaudron"

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3 réflexions sur “Jean-Marie Barnaud, le mot manquant

    1. Dis donc Tine, c’est nouveau de ne plus répondre aux commentaires ??? 😆 Tu nous la joues Diva ? Hi hi !!! Je vais te botter les fesses, tu vas voir ! 🙄 Ha mé ! Si au prochain, je n’ai pas de réponse, je deviens muette et ne me dis pas que ça t’arrange (ce serait pire) !!! 😀

      Aimé par 1 personne

      1. Ébaubie, ébahie, stupéfaite, fus-je, en lisant ton com’ ! Et tout de suite d’incriminer WP qui ne fait pas son boulot… parce que TU ES LA SEULE à laquelle j’avais trouvé le temps de répondre depuis ce 15 décembre. Je cherche, recherche, enquête, fulmine, râle (au moment du p’tit déj’ alors que je n’avais même pas un petit kipferls à me mettre sous la dent)… et je trouve :
        « pleureuses… oui, ça le fait <3"… oui j'avais écrit ça, mais oublié de cliquer sur "envoyer"… Tu vas pas me dire, quand même !
        oui oui, c'est bien pleureuses (je n'ai même pas eu le temps de publier le poème en entier).
        Bises, Miss. Et fais gaffe au Galler, c'est avec ça qu'on devient addict à la monarchie Belge ; parce que c'est trop trop bon !
        ❤ ❤ < ❤ ❤

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