Raymond Queneau, Le mot masqué

Les jeudis, en alternance avec Le Cahier des Poésies d’Asphodèle,  lisez ici un poème.

Nul n’a besoin de connaître et/ou d’aimer la poésie pour participer à ce jeu. Mais n’est-ce pas là l’occasion de la découvrir et de rencontrer ses auteurs ?

Aujourd’hui, je vous propose un poème de

Raymond Queneau
extrait de Battre la campagne, 1968
La fourmi et la cigale
Une fourmi fait l’ascension
d’une herbe flexible
elle ne se rend pas compte
de la difficulté de son entreprise
elle s’obstine la pauvrette
dans son […] délirant
pour elle c’est un Everest
pour elle c’est un Mont Blanc
ce qui devait arriver arrive
elle choit patatratement
une cigale la reçoit
dans ses bras bien gentiment
eh dit-elle point n’est la saison
des sports alpinistes
(vous ne vous êtes pas fait mal j’espère?)
et maintenant dansons dansons
une bourrée ou la matchiche

Raymond Queneau, Battre la campagne,
© Éditions Gallimard, 1968

Et une citation, pour suggérer le sens du mot masqué :

« L’art tient dans les sphères intellectuelles une place assez haute pour être un but et non pas un moyen…  » Théophile  Gautier

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12 réflexions sur “Raymond Queneau, Le mot masqué

  1. Un peu chamboulée j’étais ce matin, à l’annonce du départ de Léonard Cohen…

    Et voilà que j’en ai oublié de valider les commentaires d’hier, que ça a duré toute la journée (d’oublier), et que je l’ai échappé belle, parce que Dodo est descendu de son nonchaloir (comme les gallinacées descendent de leur perchoir) pour me rappeler à l’ordre. Ouf, je venais tout juste de ratifier, et il ne sera pas contraint à relire tout Queneau, parce que là, il en avait pour un moment !

    Pour connaître la réponse à l’énigme poétique de le jour qui était avant celui de maintenant, cliquez donc sur ce lien : http://www.poesie.net/enfants/fourmale.html

    Vous comprendrez alors quel était mon DESSEIN.

    Bises à toutes et tous, et merci de votre participation.

    Jeudi prochain, c’est avec Asphodèle que je joue, pour son cahier de poésies.
    Charles Baudelaire nous parlera d’un chien… devant… un flacon…
    Étrange, non ?

    Et dimanche, c’est Langston Hughes qui nous parlera de « son » Amérique… Pas vraiment étrange, non ?

    Aimé par 1 personne

  2. Paresseux, je passe quelques jours après, pour voir quel était le mot manquant… et rien ?!
    Pas un commentaire, pas une piste, pas une réponse ??
    c’est a désespérer d’être paresseux
    j’m’en va relire tout Queneau, tient !

    Aimé par 1 personne

  3. Alors un « objectif »… non ce n’est pas très poétique…un dessein ? Pas terrible non plus mais entre l’indice (le but) et ce que fait la fourmi je ne vois pas trop ! 🙄 Bisous♥ Je reste donc sur « dessein »;)

    Aimé par 1 personne

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