Tous les jeudis, lisez ici un poème.

Nul n’a besoin de connaître et/ou d’aimer la poésie pour participer à ce jeu. Mais n’est-ce pas là l’occasion de la découvrir et de rencontrer ses auteurs ?

Aujourd’hui, je vous propose un poème de

Katerina Anghelàki-Rooke
extrait du recueil "Dans le ciel du néant"
© Al Manar, 2012
Philologie
Si seulement j’avais des baisers-paysages
si je les escaladais
si m’aspiraient
les [***] de la vie
si dégringolaient les lèvres-cailloux
si je les cherchais les trouvais fraîches
sur les cartes des souvenirs
si je les sentais chaudes haletantes
derrière les buissons du sentiment
paysages escarpés
baisers précipices.

Et une citation pour suggérer le sens du mot masqué :

« La jeune femme avait pour se distraire, à l’aller comme au retour, les souvenirs qu’elle ramassait sur la route au tournoiement des roues et dont elle ne se lassait jamais (A. Daudet)

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