Tous les jeudis, lisez ici un poème.

Nul n’a besoin de connaître et/ou d’aimer la poésie pour participer à ce jeu. Mais n’est-ce pas là l’occasion de la découvrir et de rencontrer ses auteurs ?

Aujourd’hui, je vous propose un poème de
Louis Calaferte, extrait du recueil « Rag-time »

sur le thème de l’automne, dont c’est le premier jour aujourd’hui.

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Louis Calaferte

J’ai effacé un mot (***). À vous de le retrouver en vous aidant de la citation suivante (attention, le mot manquant ne s’y trouve pas) :

Le ruisseau fuit par ce détour, et parfois, avec les cris des oiseaux dans la forêt, j’entendsparmi la voix de ce jaillissement j’assiste, derrière moi le bruit volubile et perdu des eaux qui descendent vers la terre. (Paul Claudel)

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Giuseppe Arcimboldo – Autumn, 1573
L’automne a des ciseaux moutarde
sur ses longs jardins endormis
où l’éloquence (***)
de quelques oiseaux dans leur nid
nous accompagne de sa garde
jusqu’à l’ébauche de la nuit
Je ne t’enlace qu’à demi
et un peu comme par mégarde
car dans Kensington qui s’ennuie
notre ami Peter Pan regarde
Louis Calaferte, Londoniennes, in Rag-time, 1983

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