Œuvre d’art, cherchez le maître

Chaque lundi & vendredi,
je publie le détail d’une œuvre d’art, et, parfois, un bonus
Je donne trois indices.

À vous de proposer le nom de l’œuvre et celui de son créateur…

 

raphael-la-dame-a-la-licorne-avant

Une peinture en noir et blanc ? Attention, il  y a un piège !

Les indices :

– Sa ville natale : Capitale des ducs de Montefeltro
– Pérugin
– Pape Jules II

Le bonus :

«Quand il mourut, écrit le peintre et historien Vasari, la peinture disparut avec lui. Quand il ferma les yeux, elle devint aveugle.»

Le super bonus : une poésie aux deux mots (différents) manquants, mais pour lesquels je ne vous donne pas de synonymes.

Oh ! C’est elle, la bête qui n’existe pas.
Eux, ils n’en savaient rien, et de toutes façons
– son allure et son port, son col et même la lumière
calme de son regard – ils l’ont aimée.
Elle, c’est vrai, n’existait point. Mais parce qu’ils l’aimaient
bête pure, elle fut. Toujours ils lui laissaient l’espace.
Et dans ce clair espace épargné, doucement,
Elle leva la tête, ayant à peine besoin d’être.
Ce ne fut pas de grain qu’ils la nourrirent, mais
rien que toujours, de la possibilité d’être.
Et cela lui donna, à elle, tant de force,
Qu’elle s’en fit une (***) à son front. L'(+++).
Et puis s’en vint de là, blanche, vers une vierge,
Et fut dans le miroir d’argent, et puis en elle.

Rainer Maria Rilke, Les sonnets à Orphée

 

 

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8 commentaires

  1. Ah, mais…voilà qui est fort intéressant…
    Et dire qu’on ne m’avait rien dit !
    Comme d’habitude, les protagonistes sont toujours les derniers informés ! 🙂

    Jolie petite unicorne, qui est peinte selon la première version connue :
    avec une tête de chèvre et non de cheval…(comme dans « capri »-corne)
    Pourquoi a-t-on voulu la cacher sous une deuxième couche de peinture ?
    C’est cela qu’il faudrait comprendre…

    J'aime

  2. Je vous avais prévenus : il y avait un piège ! Toutes les trois, avez trouvé le peintre Raphaël, mais vous n’avez pas vraiment utilisé le poème de Rainer Maria Rilke, qui donnait l’indice suprême.
    Mais je vous conte :

    En 1934, on décide de restaurer un portrait. Il semble avoir grand besoin d’un dépoussiérage. En apparence, tout semble normal.
    On y voit sainte Catherine d’Alexandrie qui tient une roue et une palme, symboles de son martyre. Mais les apparences sont trompeuses… car un premier tableau se cache dessous !


    Le tableau avant restauration

    En enlevant progressivement une couche superficielle de peinture, les restaurateurs découvrent une œuvre antérieure qui ne date pas du XVIIe siècle comme on le pensait, mais plutôt du XVIe siècle.

    Lorsque les restaurateurs dégagent le haut du corps de son manteau, puis ses mains, ils font une découverte pour le moins fantastique : une licorne !
    Oui, c’est bien une petite licorne que la belle jeune femme tient sur ses genoux.
    À son pelage bouclé presque doré s’ajoute une petite corne torsadée sur son front.
    La peinture peut enfin être appréciée à sa juste valeur. Le style raffiné et le regard expressif de la jeune femme attirent l’attention des spécialistes. Il n’en faut pas plus pour attribuer définitivement le tableau à nul autre que le grand Raphaël !

    Si l’on ne sait toujours pas bien qui est la noble dame représentée, la présence de la licorne, symbole de pureté, nous donne une indication sur sa personnalité.


    Le tableau après restauration


    La licorne

    Le poème de Rainer Maria Rilke

    Oh ! C’est elle, la bête qui n’existe pas.
    Eux, ils n’en savaient rien, et de toutes façons
    – son allure et son port, son col et même la lumière
    calme de son regard – ils l’ont aimée.

    Elle, c’est vrai, n’existait point. Mais parce qu’ils l’aimaient
    bête pure, elle fut. Toujours ils lui laissaient l’espace.
    Et dans ce clair espace épargné, doucement,
    Elle leva la tête, ayant à peine besoin d’être.

    Ce ne fut pas de grain qu’ils la nourrirent, mais
    rien que toujours, de la possibilité d’être.
    Et cela lui donna, à elle, tant de force,

    Qu’elle s’en fit une corne à son front. L’unicorne.
    Et puis s’en vint de là, blanche, vers une vierge,
    Et fut dans le miroir d’argent, et puis en elle.

    Aimé par 1 personne

    1. Eh bien non, tu n’as pas séché Aifelle… Il s’agit bien de la Dame à la Licorne du célèbre peintre Raphaël.
      Mais ce que j’ai présenté, c’est un détail de son oeuvre avant restauration 😉
      Bravo 😀

      J'aime

    1. Ah Valentyne, si tu avais eu le temps de déchiffrer le poème de Rainer Maria Rilke, tu aurais trouvé le nom de l’oeuvre ! Surtout toi !
      Voici Balthazar Castiglione peint par le même Raphaël : il est vrai que l’artiste a représenté presque la même posture !

      Bisous

      Aimé par 1 personne

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