Œuvre d’art, trouvez le maître

PIERRE BONNARD - AMANDIERS EN FLEURS

Chaque lundi & vendredi,
je publie le détail d’une œuvre d’art, et, parfois, un bonus
Je donne trois indices.

À vous de proposer le nom de l’œuvre et celui de son créateur…

Je prends mes sources chez Artips. un site qui propose des anecdotes décalées mais confirmées sur ces œuvres.

Les indices, aujourd’hui :
– tagueur 
– Charles Terrasse
– 1867-1947

Le bonus : « Le résultat est un pot pourri de l’indécision« . a dit Picasso en parlant des œuvres de ce peintre.

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17 commentaires

  1. Et voici l’oeuvre :


    Pierre Bonnard, L’amandier en fleur, 1946-1947

    Et voici les anecdotes :

    1.
    « Monsieur, que faites-vous ? »
    En cette année 1938, le gardien du Musée du Luxembourg vient de surprendre un visiteur indélicat griffonnant sur une peinture de Pierre Bonnard récemment acquise par la Ville de Paris.
    Pris au collet, l’énergumène révèle son identité au conservateur incrédule ; il s’agit du célèbre peintre Pierre Bonnard qui souhaitait rectifier une nuance de vert sur un feuillage.
    « Vous savez, un tableau c’est jamais fini ».

    Pierre Bonnard est coutumier du fait. N’a-t-il pas, à plusieurs reprises, guettant le passage du gardien au Musée de Grenoble, retravaillé une de ses toiles, armé d’une minuscule boîte de couleurs et d’un court pinceau ?
    N’hésitait-il pas à se présenter chez ses acheteurs pour d’ultimes retouches ? Un service après-vente en quelque sorte…
    La veille de sa mort, il demandera même à son neveu Charles Terrasse de rectifier, avec du jaune, le vert en bas à gauche de sa dernière toile L’amandier en fleur. Celui-ci s’exécutera, effaçant au passage une partie de la signature du peintre.

    Cette pratique de la correction et de la retouche sera à l’origine d’un terme dans le milieu des peintres. Désormais, on parlera de « bonnardiser ».
    Pierre Bonnard (1867-1947)

    2.
    Picasso et Bonnard

    « Ne me parlez pas de Bonnard. Ce qu’il fait n’est pas de la peinture. Il ne va jamais au-delà de sa sensibilité. Il ne sait pas choisir. Quand il peint un ciel, par exemple, il le peint d’abord bleu, plus ou moins comme il est. Puis il regarde d’un peu plus près et y voit un peu de mauve ; alors il ajoute une touche ou deux de mauve, sans se compromettre. Et puis il se dit qu’il y a aussi un peu de rose. Donc, il n’y a pas de raison pour qu’il ne mette pas de rose. Le résultat est un pot-pourri d’indécision. S’il regarde assez longtemps, il finit par ajouter du jaune, au lieu de décider de quelle teinte devrait réellement être ce ciel. On ne peut pas travailler ainsi. La peinture n’est pas une question de sensibilité; il faut usurper le pouvoir ; on doit prendre la place de la nature et ne pas dépendre des informations qu’elle vous offre. C’est pour cela que j’aime Matisse. Il sait toujours faire un choix intellectuel entre les couleurs. Qu’il soit ou non proche de la nature, il sait toujours remplir complètement une étendue avec un ton, uniquement parce qu’il s’accorde avec les autres couleurs de la toile, et non parce qu’il est plus ou moins sensible à la réalité. S’il décide que le ciel doit être rouge, il le fera rouge cadmium, et rien d’autre. Ce sera parfait, parce qu’il observera exactement le même degré d’intensité dans les autres couleurs. Il transposera tous les autres éléments de la toile dans une gamme chromatique assez vibrante pour que les rapports entre les tons rendent possibles l’agressivité de ce premier rouge et son arrogance. C’est Van Gogh qui a trouvé le premier la clef de cette tension. Il écrivait : « Je me monte le cou jusqu’au jaune ». Regardez un champ de blé, par exemple ; vous ne pouvez pas dire qu’il soit vraiment jaune cadmium. Mais une fois qu’un peintre a décidé arbitrairement qu’il en est ainsi, utilisant une couleur qui ne reste pas en deçà de la nature mais la dépasse, il détermine entre les autres couleurs des relations qui font éclater le corset de la nature. Ainsi il affirme son indépendance. C’est ce qui donne de l’intérêt à son œuvre.

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  2. Pierre Bonnard et l’amandier en fleurs, mais là j’avoue avoir demandé un coup de pouce à Google, je ne connaissais pas ce peintre même si j’avais croisé une ou deux de ses oeuvres je n’aurais pas su à qui les attribuer

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    1. Oui, Pierre Bonnard n’est pas dans tous les catalogues d’art. Pourtant, n’en déplaise à Monsieur Picasso, ses œuvres sont d’une grande intensité !

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