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Jean Zéboulon, Bestiaire pour les jours de cafard

Un bestiaire, ce peut être un homme (destiné à combattre les fauves au cirque) ou un endroit (où sont parqués les dits fauves), voire les fauves eux-mêmes. Ce peut être aussi un recueil de fables, de moralités sur les bêtes.

Le petit livre de Jean Zéboulon, c’est un peu tout ça à la fois, sans le cirque romain et sa fonction cruelle et meurtrière. Format carré,  couverture jaune illustrée d’un Dodo, le Bestiaire pour les jours de cafard est truffé de maximes et d’allégories. Toutes sont rigolotes, mais aucune n’est innocente.

souris

L’éléphant y côtoie le morse. C’est au tour des moutons d’être insomniaques. Gare à celui qui s’aventurerait à traiter le rhinocéros de « gros ongulé ». Et tout à l’avenant. Cafard ou pas, la lecture de ces courtes formules donne la banane, dont un proverbe ivoirien dit que sa taille ne fait pas la force du gorille, mais Jean Zéboulon n’est pas Ivoirien.

abeille

corneille

éléphant

C’est vrai que ça fait un peu « formulettes gentillettes « . Mais ça ne fait pas de mal, même que certaines font du bien. Un proverbe italien prétend qu’un cafard est toujours beau pour sa maman. Emil Cioran affirme que « Le cafard est universel. Même les poux doivent le connaître. Aucun moyen de s’en prémunir « . Si, peut-être, quelques instants, avec ce bestiaire sans arrogance.

L’auteur, quant à lui, certifie que « le cafard, on finit toujours par l’avoir « .

Qui croire ?

Jean Zéboulon, Bestiaire pour les jours de cafard,
© éditions de la table ronde, 2016

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