Vacarme dans mon cœur

Il m’empêche d’écouter les voix diffusées par l’orchestre de

ce monde

La vie arrive de toutes parts
s’éloigne
silhouette élancée fondue dans un pied en acier
dans un casque de plomb

peur de déclarer ce qui me trouble
peur de toucher cette herbe qui sourit
et me tend la main

je quitte mon regard le disperse et
dis aux chevaux sellés par mon imaginaire :
pitié pour cet asphalte humain
déroulé par les prophéties sur le front de l’univers

Adonis, Prends-moi, chaos, dans tes bras
Traduit de l’arabe par Vénus Khoury-Ghata
© Mercure de France, février 2015


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