398 pages.
Un pavé, me direz-vous !
Trois-cent-quatre-vingt-dix-huit pages à lire…

Certes ; mais sachez que vous disposez d’une année pour les déguster une à une. Pour prendre et entreprendre ; pour poser et reposer ; pour dévorer, pour feuilleter, pour aimer.

Vous avez entre les mains le premier recueil d’un magazine, dont le prochain numéro ne paraîtra qu’en 2017. Une « revue des littératures du monde, attentive aux œuvres vives du Maghreb et de la Méditerranée, de l’Afrique et au-delà, laissant une place entière à la fiction, aux débats de pensée, à la poésie, au croisement des langues et à la traduction, aux voix nouvelles, lointaines ou proches, aux voix du monde…« 

Vous n’aurez pas trop de toute une année que vous aurez passée à picorer, à dévorer, à grignoter, à ajourner, à récuser parfois. Et pourquoi pas ? Pourquoi devriez-vous priser l’intégralité de ce périodique ?

Autour du thème des Galaxies identitaires, alliant textes et photographies, ce premier numéro rassemble des poètes consacrés ou à découvrir, nouvellistes et romanciers, essayistes, artistes

Cette revue, dont le rédacteur en chef est – excusez-moi du peu – Hubert Haddad, se dit indépendante, née de la rencontre de quelques écrivains d’inspiration nomade. Cette revue veut « travailler d’un autre point de vue, en perspective décalée, à rendre à son vrai champ l’esprit de la littérature« .

Vous ne serez pas contraint d’apprécier tout le monde; parce que du monde, et du beau monde, il y en a dans cet ouvrage.  Mais comment tous les nommer et n’oublier aucun des 80 auteurs qui ont déposé leurs mots, les émois de leur cœur, leurs convictions, leurs cris de joie ou de révolte, leurs émotions ? Je préfère vous laisser les découvrir, parce que j’espère vous avoir donné envie de le faire.

« Apulée, écrit Hubert Haddad, aimerait reprendre le flambeau de la pensée indocile et des exultations d’une liberté sans mors, à la source de toute invention. »

Et je reprendrai, en guise de conclusion, un texte de l’auteur duquel les fondateurs de cette revue ont donné le nom :

« Moi-même, je sais le plus grand gré à l’âne que je fus de m’avoir fait passer par des tribulations variées et rendu, sinon pleinement sage, du moins plus riche de savoir.« 

Apulée, L’Âne d’or ou les Métamorphoses

Apulee_de_Madaure

Publié chez Zulma


© Martine – 18/03/2016

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