Pour le carnet de poésies d’Asphodèle : Adonis

une langue se déchire, crie à la face de son rythme

comment suis-je devenue sable
après avoir été vague

mais qui osera s’envoler sur une plume peureuse ?
qui osera bousculer la tempête ?

la rose disait il y a longtemps :
Non
au nom de la paix je ne serrerai pas la main d’une épine
ou d’une bulle d’eau
ballottée par la houle

Adonis, Prends-moi, chaos, dans tes bras
Traduit de l’arabe par Vénus Khoury-Ghata
© Mercure de France, février 2015

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Poème choisi pour Les Cahiers de Poésie du Jeudi, compilés par Asphodèle

coeur

Extrait d’un recueil qu’Isabelle (la même Asphodèle), m’a offert !

9 commentaires

  1. « la rose disait il y a longtemps :
    Non
    au nom de la paix je ne serrerai pas la main d’une épine »

    J’aime bien ce verbe « dire  » au passé …. que dit elle maintenant la rose ?
    Bonne journée Martine

    Aimé par 1 personne

  2. Effectivement, j’aime beaucoup ! Et comme nombre de ses concitoyens du monde arabe actuel, il use de métaphores pour dire le cruel des temps… C’est superbe ! Heureusement que je ne t’ai pas envoyé Bauchau dis donc, ça a failli !!! 😆

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