une langue se déchire, crie à la face de son rythme

comment suis-je devenue sable
après avoir été vague

mais qui osera s’envoler sur une plume peureuse ?
qui osera bousculer la tempête ?

la rose disait il y a longtemps :
Non
au nom de la paix je ne serrerai pas la main d’une épine
ou d’une bulle d’eau
ballottée par la houle

Adonis, Prends-moi, chaos, dans tes bras
Traduit de l’arabe par Vénus Khoury-Ghata
© Mercure de France, février 2015

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Poème choisi pour Les Cahiers de Poésie du Jeudi, compilés par Asphodèle

coeur

Extrait d’un recueil qu’Isabelle (la même Asphodèle), m’a offert !