Jacques Bellefroid, Les festins de Kronos

Lettre à un jeune poète

JACQUES BELLEFROIDIl faut d’abord le soir tailler ses crayons
Sans crier
Détail plus important que d’ôter ses souliers
Pour entrer dans un rêve encor hospitalier

Et puis
Lorsque les enfants dorment dans les oreillers
Sans hésiter
Ouvrir les veines du silence

Tailler profond dans l’encrier
La nuit déverse une eau si dense
Qu’il ne suffit pas d’écouter

Jacques Bellefroid, Les festins de Kronos,
© La Différence, 1988


 Écri’turbulente sur FB

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9 réflexions sur “Jacques Bellefroid, Les festins de Kronos

  1. Je suis en admiration devant ce poème, tant et si bien que je vais ressortir mon taille crayon pour essayer de tailler une veine silencieuse dès que l’instant s’y prête.
    Vraiment majestueux, ces mots pour le dire.

    Aimé par 1 personne

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