Lettre à un jeune poète

JACQUES BELLEFROIDIl faut d’abord le soir tailler ses crayons
Sans crier
Détail plus important que d’ôter ses souliers
Pour entrer dans un rêve encor hospitalier

Et puis
Lorsque les enfants dorment dans les oreillers
Sans hésiter
Ouvrir les veines du silence

Tailler profond dans l’encrier
La nuit déverse une eau si dense
Qu’il ne suffit pas d’écouter

Jacques Bellefroid, Les festins de Kronos,
© La Différence, 1988


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