MIGRANTS

Les étrangers

Des chemins de fer amènent les étrangers
ils descendent regardent autour d’eux
On voit dans leurs yeux perplexes
nager des poissons apeurés
Ils portent des nez pas comme chez nous
des lèvres tristes

CLAIRE TABOURET MIGRANTS
Claire Tabouret, Acrylique

Personne ne vient les chercher
Ils attendent l’obscurité
qui ne fait pas de différences
alors ils peuvent retrouver leurs proches
dans la voie lactée
dans les creux de la lune

HARMONICA

L’un d’eux joue de l’harmonica –
des mélodies étranges
Une autre tonalité
habite l’instrument :
une suite imperceptible
de solitudes

Rose Ausländer, Été Aveugle, 1965


LOGOParticipation aux Cahiers des Poésies du jeudi, tenus par Asphodèle,


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