Werner Lambersy, L’horloge de Linné

L’oiseau

À la même place
sur la plus haute tuile

Qui sait
si c’est le même qu’hier

et l’autre
sur la plus haute branche
du cerisier

Qui sait
s’il sera là demain

Seul compte
l’instant de grâce de sa
présence

Avant
le grand passage d’éponge
de la nuit

Werner Lambersy,
L’horloge de Linné

Éditions Phi – Collection G.R.A.P.H.I.T.I (juin 1999)

Werner Lambersy – Biographie (Clic sur la photo)

14 réflexions sur “Werner Lambersy, L’horloge de Linné

  1. Le dernier vers est absolument splendide (à lire et à dire), j’ai honte de dire qu’une fois de plus je ne connaissais pas du tout ce poète, ni de nom, ni de titre.
    Quand je viens chez toi, je me cultive vraiment.
    (et je suis touchée par cette espèce d’ode à l’instant unique)

    Aimé par 1 personne

    1. Vue sous cet angle, la Belgique peut être fière de donner naissance à ces merveilleuses personnes.
      Ça vaut quand même mieux que le nid terroriste qu’elle a abrité, comme tous les autres pays, d’ailleurs !

      J'aime

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