Milan Dekleva, Cent poèmes tristes et un qui…

© Martine – 17/11/2015
© Martine – 17/11/2015

Le ciel existe. La largeur du silence
donne aux oiseaux l’aspect des jouets
dans les mains du propriétaire de la gravité.
Et le temps, ce vantard premièrement créé,

existe-t-il ? Dans la tendresse maternelle, peut-être,
qui sait que l’infinité du possible
est l’enfant, le seul possible sans infini.

Milan Dekleva, Cent poèmes tristes et un qui n’est pas exactement joyeux, 2010
Extrait de l’anthologie de poésie Slovène « Et même quand le soleil », 2015
Éditions Éoliennes

(Merci à Mina pour son présent)


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Cahiers de poésies d’Asphodèle (logo cliquable)

Participation aux Cahiers des Poésies du jeudi, tenus par Asphodèle,

avec Nadège, Soène, Modrone, Nunzi, Patchcath, LilouSoleil et Asphodèle, bien entendu.


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21 réflexions sur “Milan Dekleva, Cent poèmes tristes et un qui…

    1. Pour être tout à fait honnête, moi non plus jusqu’à récemment. C’est parce que j’ai reçu en cadeau une anthologie de poésie slovène que je l’ai découvert. Et j’aime beaucoup ❤

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  1. Bon j’avais lu le poème et pas vu la photo, je suis donc retournée voir la photo et j’ai donc relu le poème ! Evidemment je ne connais pas, et même je suis bien contente de ne pas avoir une dissertation de huit pages à écrire dessus ! Tu nous déniches de ces petits trésors de coquillages enfermés sur eux-mêmes qui continuent à tournicoter dans nos têtes un bon bout de temps ! Mais de là à dire quelque chose …

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  2. Je rebondis sur les commentaires parce que, effectivement, nous gardons tous en mémoire des récitations pas forcément attrayantes, ou pire, des décorticages à tout va de poèmes qui nous touchent, mais nous repoussent quand on a été obligé de rédiger une dissertation de huit pages dessus.
    Très belle image du temps, en tout cas, et très belle découverte.

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      1. A titre d’anecdote : on m’a raconté qu’une élève avait un écrivain étudié à l’école dans sa famille, elle a donc pu lui demander ce qu’il avait « voulu dire », mais le professeur avait apparemment un autre avis que l’auteur sur la question. 😉 Finalement, je préfère la formule d’un assistant durant mes études de lettres (« On se fiche de l’intention de l’auteur, il est souvent bien plus bête que ce qu’il a écrit ») et surtout la tienne, Martine : se laisser guider par l’émotion, sans forcément expliquer. Je suis contente de voir toutes les réactions provoquées par ce fragment chez toi et surtout que tu fasses de belles découvertes avec ce recueil.

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    1. C’est ce qui fait le charme de ce poème, non ?
      L’auteur, inconnu, contemporain, non autochtone, pas référencé dans les codex… qui fait vibrer notre sensibilité.
      J’adore partager ces découvertes 😉

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  3. Et puis…j’oubliais le principal !!! 😆 Je suis contente que tu participes à ce jeudi ! J’en suis même ravie ! Et ça ne compromet pas tes dimanches en poésie puisque c’est seulement tous les 15 jours ! Alors même s’il y a deux fois de la poésie, une semaine sur deux sur ton blog, on ne s’en plaindra pas ! 😉

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    1. La poésie doit être offerte au plus grand nombre, même à ceux qui éprouvent de la réticence (mémoire sans doute des fastidieuses « récitations » que nous ânonnions)… Plus la poésie est présente, plus elle a de chances d’ouvrir la pensée à la beauté.
      Donc, une fois, deux fois, trois fois, quatre… la semaine, c’est le plus beau remerciement que l’on puisse adresser aux poètes 😀

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  4. Je ne connaissais pas du tout ce poète, il faut dire que la poésie slovène…n’est pas très mise en avant ! 😆 Mais Mina est une « dénicheuse » elle aussi ! Ce poème est douloureusement beau ! Oui… Et ta photo va très bien avec même si je lui trouve un petit air d’X-Files… 😉

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    1. C’est justement parce que la poésie Slovène – et je dirais volontiers, la poésie tout court – ne court pas la blogosphère que j’ai pensé la mettre en avant. J’ai d’autres textes de Milan Dekleva que je trouve aussi très beaux et qui participeront à d’autres évènements poétiques sur mon blog. Mais les poètes sont universels quelle que soit la langue dans laquelle ils se disent.

      La photo ? je l’ai prise un petit matin de novembre, non loin de chez moi, alors que je conduisais Michel qui partait pour La Réunion… Elle n’est pas retouchée ; le ciel était complètement surréaliste… C’est bien la preuve qu’il existe, comme le dit le poète.

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