Dimanche en poésie : Jean-Pierre Siméon

Jean-Pierre Siméon, Un homme sans manteau, Cheyne éditeur, mai 2006
Jean-Pierre Siméon,
Un homme sans manteau,
Cheyne éditeur, mai 2006

La nuit
quand elle n’est pas la nuit
mais l’absence de lumière
entre les doigts
mais le regard brûlé
d’un enfant
ruisseau volé à notre source

la nuit
quand elle est notre deuil
notre hiver invivable

neige, neige encore

sur le monde

il faudra
que nos mains la traversent
sans peur
sans haine

et qu’elles prennent au silence
la lampe profonde
qui veille
mon ami
qui toujours veille

Jean-Pierre Siméon, 

Un homme sans manteau

Cheyne éditeur, mai 2006

7 commentaires

  1. Quelle magnifique conclusion de cette semaine poétique, en effet, même si c’est un peu le hasard. C’est comme le concert d’hier soir avec la symphonie dite « Résurrection » de Mahler. Au-delà du message religieux, Mahler dit dans sa musique « Je mourrai pour vivre ». Merci, Martine.

    Aimé par 1 personne

    1. Et tout cela n’était pas intentionnel : j’ai programmé ce billet une semaine avant les attentats. Et je n’ai pas modifié sa mise en page …
      Bon dimanche, Valentyne !

      J'aime

    1. Tout nous parle davantage. Tout nous parle autrement. Lorsque je programme mes dimanches poétiques, je ne reviens pas dessus, jusqu’au moment de leur publication. Je ne me souvenais plus quel extrait j’avais choisi pour aujourd’hui. La « surprise », d’une certaine manière, a été saisissante !

      Aimé par 2 personnes

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