Agenda ironique du mois onzième, c’est parti !

Salvator Dali, La Persistance de la mémoire, 1931

« En un certain village d’Écosse, on vend des livres avec une page blanche glissée au milieu des autres. Si un lecteur débouche sur cette page quand sonnent trois heures………… » Julio Cortázar, Cronopes et Fameux, 1993

livre page banche

Je vous offre un extrait d’un ouvrage de Julio Cortázar, la reproduction d’une oeuvre de Salvator Dali…
La page blanche est à vous.

Vous avez jusqu’au 26 du mois onzième pour remettre vos copies. Mademoiselle Dithyrambe et moi-même veillerons à la bonne réception de vos délires plumitifs.
Vous aurez du 27 au 30 pour choisir le texte qui vous aura le plus fait gamberger.

Une page dédiée sera ouverte, le 9 prochain pour y déposer vos liens que vous devrez obligatoirement assortir d’un commentaire particulièrement ironique. Ce commentaire fera, lui aussi, l’objet d’un vote de vos compagnon[ne]s d’écriture . L’auteur du commentaire le plus « ironique » sera désigné, s’il en est d’accord, pour organiser l’agenda du mois douzième. Cette page est ici.

À toutes fins utiles, voici quelques synonymes du terme « ironique« . Ce sont ces critères qui serviront d’item pour le vote sur vos commentaires.

amer, blagueur, caustique, dérisoire, goguenard, 
gouailleur, humoristique, malicieux, moqueur, narquois, 
persifleur, railleur; sarcastique, sardonique, voltairien

Votre très dévoué Professeur Taurus

© Martine – 05 novembre 2015 

 Écri’turbulente sur FB

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54 réflexions sur “Agenda ironique du mois onzième, c’est parti !

  1. Après avoir, cherché sous la texture, lu et relu sous toutes les coutures les deux pages blanches de ce fameux livre, été déconcertée, bouillonné du chapeau, chauffé les connexions inter cellulaires, gratté la croûte du tableau et vérifié l’authenticité de la formulation de l’agenda, et ne voyant plus que la solution d’obéissance, je me décidât enfin à publier quelque chose qui ne ressemblât à rien de ce que je n’avais pas imaginé, ainsi voici :
    Ma première production
    https://jobougon.wordpress.com/2015/11/16/le-temps-est-une-fragrance-qui-seveille/
    Et la deuxième proposition
    https://jobougon.wordpress.com/2015/11/16/la-connexion-mnesique/

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      1. ouf, voili, j’ai cru un instant que ma prose inénarrable avait disparu !

        J’avoue (pas ironiquement du tout !) que je pataugeais lamentablement en essayant de ne pas emmêler les indices du Graal de Noël avec les cartes IGN de pannacotta la gourmande que je n’osais pas révéler avec mon coulis de fraise du jour sympathique quoique hors saison ! je te remercie donc d’avoir mis ton pot de fleur dans le plat sans faire de vague pour nous faire bénéficier de lueurs d’une compréhension première indispensable à l’élaboration plus élaborée (sic) d’une prose novembrienne !

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  2. C’est dans les commentaires parfois que se trouvent mille et une sources d’inspiration, j’ai le neurone de l’écriture qui commence à agiter sa dendrite pensive rien qu’à vous lire, et le livre au papier jauni ouvre deux pages vierges d’inscriptions où tout reste à dire, comme deux bras tendus prêts à nous happer dans le monde connecté du cerveau en action.
    Est-ce qu’une synapse équipée de chaussures bleues crépusculaires garde une connectivité active à l’ensemble des autres zones d’écriture ?
    Je vais tenter de résoudre cette question hautement scientifique.
    Bonne écriture à tous. Et au plaisir de lire vos déjanteries les plus échelées.

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      1. Oui, elle neurotransmet presqu’autant qu’une prise en 220 mais oscille entre le coccinum et la diffraction polarisée ectoplasmique, ce qui me laisse désorientée mais galvanisée. Tu as entendu un clafoutis ?
        Si j’édite les deux pages vierges en premier sur mon blog, je dois trouver un titre quand même ?

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  3. Alors de l’Ecosse, de la page blanche, des montres molles marquant trois heures et un commentaire incitant à lire au lit, pardon, à lire Ronnie.

    Splendide ! Je vais attendre que les autres « plus mieux, plus drôles, plus tout » défrichent le chemin et j’irais suivre leur petits cailloux – que je ramasserais sans vergogne au dernier moment, avant que minuit sonne – enfin, que trois heures..- comme d’habitude.
    Reste au trouver l’objet du Dali.

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    1. Vous voilà bien impertinent, chers carnets. Cette paresse qui fait votre charme et donne éclat à vos opuscules, ordinairement, vous inciterait-elle, en ce mois onzième, à marcher sur les brisées de vos petits camarades, qui auront sué sang et eau pour satisfaire leur irrépressible besoin de jeter mots et signes (parce que les canards et les cygnes ne parviennent pas très bien à évoluer sur une page blanche, surtout vers trois heures) à la tête de l’écran de leur ordinateur ? Reprenez-vous, très cher, reprenez-vous !

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      1. Opuscules ! Opuscules !! Comment voulez-vous après que Carnets ne recule… Eussent-elles été renoncules qu’il aurait renâclé…
        Dodo-tortue feint paresse par aise et n’écrit écrin que contraint, c’est un fait mais, ainsi, au faîte des écrits, quand dernier carillon invoque sa venue, délivre son empreinte empressée de figurer, fournit l’objet de son délire et mouche les premiers arrivés, démontrant encore et derechef qu’à la fin de l’envoi…

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      2. je peux guère mieux répondre que Patte l’ fait pour moi ; j’essaie quand même : bref, je suis long à la détente, lambin, pas-du-tout-premier-jet-au-taquet, et j’adore lire les imaginations des petits-camarades (quite à penser « zut, j’aurai dû trouver ça le premier / chouette quelqu’un s’est coltiné de raconter comme ça, bien joué ») ; rebref, pas de pillage ni mais une drôle de façon de se/me concentrer, mais je sais pas faire autrement. Et puis le 26, c’est pas demain. Si ? Presque ? Zut !

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    1. Un certain Monsieur Beaudelaire a écrit :
      « Deux qualités littéraires fondamentales : surnaturalisme et ironie. Coup d’œil individuel, aspect dans lequel se tiennent les choses devant l’écrivain, puis tournure d’esprit satanique. Le surnaturel comprend la couleur générale et l’accent, c’est-à-dire intensité, sonorité, limpidité, vibrativité, profondeur et retentissement dans l’espace et dans le temps ».
      Y parviendrons-nous ?

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      1. Cela me semble aisé (ironie), je pense qu’on le faisait déjà sans l’savoir (r-ironie)… Du moment qu’on a des chaussures bleues, d’un bleu plus pur que l’azur finement ouaté qui incendie l’espace infini par-devers nous de son écharpe folle, tout nous appartient (sur-surnaturalisme) !!!

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  4. Ach !!! Hé ben, il y en a qui se déchaînent déjà ! J’essaie déjà de comprendre ce qu’il faut faire alors pour l’ironie, on attendra !!! Donc il faut écrire un texte en s’inspirant de l’image de Dali, de la phrase de Cortazar et de la page blanche ou de seulement un des trois ? Tu vois c’est pas gagné !!! 😆 Professeur Taurus, je vais avoir besoin de cours particuliers !!!

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      1. J’ai vu un lien inspirant dans les trois, c’est pour cela que je demandais, un thème qui me plaît plaît avec la persistance de la mémoire …blanche, surtout quand sonnent trois heures dans les sables du désert… Donc je vais invoquer le Dieu du Temps et lui demander de suspendre son vol !!! Ou faire comme le Dodo paresseux, respirer le calme de ma tour d’ivoire et regarder le monde « quand tout s’agite autour de nous »… c’est toujours pas gagné ! 😆

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    1. J’avoue (pas ironiquement du tout !) que je pataugeais lamentablement en essayant de ne pas emmêler les indices du Graal de Noël avec les cartes IGN de pannacotta la gourmande que je n’osais pas révéler avec mon coulis de fraise du jour sympathique quoique hors saison ! je te remercie donc d’avoir mis ton pot de fleur dans le plat sans faire de vague pour nous faire bénéficier de lueurs d’une compréhension première indispensable à l’élaboration plus élaborée (sic) d’une prose novembrienne !

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  5. Ca y est, c’est donc parti mon kiki. On est sur les starting blocks, avec l’appréhension de cette page blanche, des mots, de l’histoire, du contenu, de la paire de chaussures à porter pour l’occasion, de l’humour à trouver, svp, si la rivière n’est pas tarie, de l’attente des autres, les plus mieux que soi ! les plus drôles, les plus tout, qui forment un tout, et ce tout qui crée notre entente, une sorte de réunion pas si secrète que ça, mais quand même, quasi une secte, enfin ! dont je fais partie, wouah ! Octobre est mort, vive novembre.

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