Antoine Choplin & Hubert Mingarelli, L’incendie

Antoine Choplin & Hubert Mingarelli L'incendie Éd. La fosse aux ours, décembre 2014
Antoine Choplin & Hubert Mingarelli
L’incendie
Éd. La fosse aux ours, décembre 2014

Deux hommes, que la vie avait séparés.. Pavle réside en Argentine. Jovan vit à Belgrade. Côte à côte, ils avaient combattu pendant la guerre dans l’ex Yougoslavie au début des années quatre-vingt-dix. Les circonstances les réunissent sur la tombe du père de Jovan. Ils s’écrivent désormais, depuis ces retrouvailles douloureuses.

Ce sont de « vraies » lettres qui sont ici échangées. Les deux auteurs de ce livre ont joué le jeu du roman épistolaire, après en avoir ensemble et scrupuleusement construit la trame. Les deux personnages refont connaissance, en quelque sorte. À mots comptés, ils vont se dire, des années après, ce qu’ils se sont cachés. Et ce qui a irrémédiablement détruit leur vie. Qui l’a faite basculer. Plane l’ombre d’un troisième homme. L’ombre aussi de sa disparition. Une disparition inexpliquée et inexplicable, quand petit à petit, Pavle et Jovan se disent l’un à l’autre leurs souvenirs personnels qui dévoilent le secret.

Un secret commun, mais dont chacun ne possède qu’une partie.

Ce roman est tout en pudeur, en réserve. En mots confiés. En secrets ignorés. En douleurs partagées. En culpabilités tues.

Chacun agit comme il peut pour vivre et s’arranger, et sans doute avons-nous fait de notre mieux jusqu’à aujourd’hui.

Un roman que j’ai dévoré, que j’ai lu d’une traite, tant la trame narrative est à la fois dense et fluide.Non, ce n’est pas paradoxal.

Regarder le monde comme il l’est, ce n’est pas si facile mais surtout, je me dis que ce n’est qu’une occupation parmi toutes celles qu’on peut avoir. Je trouve que c’est bien aussi de regarder le monde comme il pourrait être, ou comme on voudrait qu’il soit. Et c’est bien aussi de ne rien regarder du tout.

Un roman dont Jérôme avait parlé ici. Dont j’avais noté la référence. Aucun regret. Merci !
Et puis… Choplin & Mingarelli… comment résister ?

Tu te souviendras comme les livres aident parfois à regarder le monde tel qu’il est  et à s’approcher au plus près des hommes.

© Martine – 19 septembre 2015 

 Écri’turbulente sur FB

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5 réflexions sur “Antoine Choplin & Hubert Mingarelli, L’incendie

  1. Rho la la, mais tout a changé ici ma parole 😉
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    Moi aussi j’avais noté ce titre, puis oublié, comme c’est souvent le cas, avec cette ébullition permanente de la rentrée, un livre chasse l’autre…bref, bonne piqure de rappel.

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  2. Noté aussi et tu enfonces le clou, surtout que j’ai hâte de découvrir ces deux auteurs (séparément pas en même temps^^) (sauf pour celui-ci)… J’aime quand tu lis d’une traite ! 🙂

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