Jusqu’à ce jour, je me demandais bien de quel genre de concours il s’agissait ! Et lumière ce matin, chez jobougon, la gagnante-de-juillet-qui-a-gagné-le-droit-d’organiser-le-concours-d’août, j’ai tout compris Enfin, je crois Et si je n’ai pas compris, c’est pas bien grave ! Écrire ce texte, m’a bien amusée !

Je me réveille avec le désagréable sentiment d’avoir le nez rouge et dégoulinant. Jusqu’à preuve du contraire, les clowns ont le nez rouge, pas dégoulinant. Même Rudolph, en plein décembre, a le nez rouge, pas dégoulinant. Et je ne suis ni un clown, ni Rudolph.

Sur la feuille de mon nénuphar préféré, je me pose. Je me pose précautionneusement, parce qu’avec le sentiment d’avoir le nez rouge et dégoulinant, c’est un peu compliqué d’arriver toute en légèreté.

Les sentiments, parfois,
ça représente un certain poids.

Quand j’étais petite, mes parents me racontaient l’histoire de Narcisse qui regardait et admirait son reflet dans l’eau. Je ne me souviens pas s’ils m’ont dit que Narcisse avait le nez rouge et dégoulinant. Ou alors j’ai oublié. Ils me disaient qu’il ne faut pas trop se contempler, parce qu’on risque d’avoir de vilaines surprises.

Les surprises, parfois,
ça représente un certain poids.

À pas menus je m’avance vers le bord de la feuille de mon nénuphar préféré. La rosée du matin l’a rendue brillante, je pourrais m’y mirer, mais je prendrais le risque de constater que mon nez est rouge et dégoulinant.

Les risques, parfois,
ça représente certain poids.

Je me détourne de la mouche qui zonzonne autour de mon nez. Les mouches, avec leurs yeux multi facettes, ça voit tout. Je suis sûre qu’elle s’est aperçue que ce matin j’avais le nez rouge et dégoulinant. Et qu’elle doit bien rigoler.

Les mouches, parfois,
ça représente un certain poids.

Je me penche prudemment au dessus du vide. Vrai, ça dégouline. Mais il pleut, nom d’une citrouille en bois ! C’est pour ça que mon nez dégouttelle et qu’il est rouge ! Je me penche, de moins en moins prudemment. Je chavire, tête première. Je plonge, je plonge, je plonnnnnnnnnge !

  • Dis, maman, tu me racontes encore l’histoire de la princesse qui ne savait pas faire la différence entre une pastèque et une citrouille ?
  • C’est pour ça, ma grenouille chérie, qu’elle croyait avoir le nez rouge, alors qu’il était orange !

Les pastèques, parfois,
ça représente un certain poids.

Surtout quand on les confond avec les citrouilles.

© Martine – 09 août 2015 

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