Cahiers du jour : cheveux

2015-06-12 nuit rhénane

Nuit Rhénane

Mon verre est plein d’un vin trembleur comme une flamme
Écoutez la chanson lente d’un batelier
Qui raconte avoir vu sous la lune sept femmes
Tordre leurs cheveux verts et longs jusqu’à leurs pieds

Debout chantez plus haut en dansant une ronde
Que je n’entende plus le chant du batelier
Et mettez près de moi toutes les filles blondes
Au regard immobile aux nattes repliées

Le Rhin le Rhin est ivre où les vignes se mirent
Tout l’or des nuits tombe en tremblant s’y refléter
La voix chante toujours à en râle-mourir
Ces fées aux cheveux verts qui incantent l’été

Mon verre s’est brisé comme un éclat de rire

Guillaume Apollinaire, Alcools

 Écri’turbulente sur FB

Prochain épisode : envie d’être à

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3 commentaires

  1. Cheveux bleus, pavillon de ténèbres tendues,
    Vous me rendez l’azur du ciel immense et rond ;
    Sur les bords duvetés de vos mèches tordues
    Je m’enivre ardemment des senteurs confondues
    De l’huile de coco, du musc et du goudron.

    Longtemps ! toujours ! ma main dans ta crinière lourde
    Sèmera le rubis, la perle et le saphir,
    Afin qu’à mon désir tu ne sois jamais sourde !
    N’es-tu pas l’oasis où je rêve, et la gourde
    Où je hume à longs traits le vin du souvenir ?

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