MDLP_33_Affiche.inddÀ partir de demain jeudi et jusqu’à lundi, je pars prendre un grand souffle de poésie.

J’aime l’ambiance des marchés, de fruits, de légumes, de fleurs ou de poissons. J’aime leur nonchalance. J’aime qu’on y refasse le monde avec les chalands, qui, comme moi, flânent d’étal en étal, et dénichent la cerise qu’ils mettront sur le gâteau, au repas de midi. J’aime le bagou des commerçants. J’aime quand le poissonnier me transmet la recette du congre aux olives. J’aime le papotage insignifiant des ménagères de plus de 40 ans, qui discutaillent sur les travers de la voisine du gendre à la sœur du Roger. J’aime les papys qui, en attendant Bobonne, s’enfilent quelques petits blancs limés derrière la cravate. J’aime cette mamie qui invite cette autre : « quand tu descendras au village, monte voir le petit comme il est grand ! ».
J’aime cet échange avec la fermière…

  • Avez-vous des œufs frais ?
  • Non, mes poules ne pondent pas, en ce moment
  • Alors, avez-vous une poule à me vendre ?
  • Pour ça non, j’vais quand même pas vous vendre une poule qui pond !

Tout ce que j’aime, dès demain, je file le retrouver à Paris intra-muros. L’on ne m’y fera pas l’article sur le dernier arrivage. Quoique… Les poètes, c’est bien connu, débordent d’imagination et de créativité. Et je suis « bonne cliente » : je crois tout ce qu’ils me disent. Enfin, je laisse croire, ou je me laisse accroire. Parce que, émotion au vent, je vais céder au sensible, aux déferlantes de mots, de rimes, de sourire, de gestes bienveillants, de couvertures ou de titres séduisants, aux rêves de ceux qui savent si bien les traduire que je m’en sentirais presque l’auteur.

J’ai programmé quelques billets, en référence aux thèmes, comme ça pour le fun…Le réel de quelques autres que moi.

À lundi ?

© Martine – 10 juin 2015 

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